31 mars 2009
AVIS AU CINEPHILE ET MÉLOMANE DE LA RONDE QUI VIENDRONT DANS LA NUIT DU 31 MARS AU 1ER AVRIL
Dans le cadre de la ronde infinie, nous nous proposons, dans la mesure du possible (météo, police municipale, électricité...), de mettre à la dispositions des obstinés un "média center" qui réunit vidéo projecteur (pour dvd de zone 2, carte mémoire et clé usb), "dock" pour ipod (pour écouter de la musique à partir d'un ipod) et, forcément, enceinte (pas super puissante...).
Bien entendu nous ne sommes pas assuré de la réussite de l'idée, mais, au cas où les éléments nous seraient favorable nous vous invitons à amener : DVD, IPOD, CLÉ USB, CARTE MÉMOIRE contenant des vidéos, photos, musique, qui, pour vous, marcheur de la nuit, évoque la grève, la ronde, l'obstination, la désobéissance, la privatisation, l'état totalitaire, les manifestations, etc.
Nous tenterons de passer des extraits vidéo (pas plus de 15 minutes, si possible), des musiques et des photos de minuit à quatre heure du matin.
À demain soir,
Venez nombreux.
Des obstinés de Paris VIII.
29 mars 2009
Vidéos
La Ronde Infinie autour du ruban de Moebius
Projection du film 'Dimensions'
Communiqué du 28 mars en anglais
Press Communiqué : "La Ronde infinie des obstinés" (the Infinite circle of obstinate objectors)
Contact : rondeinfinie@gmail.com
The "Ronde infinie des obstinés" has been turning for 123 hours.
The "Ronde infinie des obstinés" has been turning for more than 123 hours.
While the length of this action is a sign of the strength of our mouvement and our determination, every passing hour also confirms the government's attitude of silence and contempt towards education and the university community.
We have been marching now for five days and 5 nights, through sun, rain, and moonlight. We did not celebrate 100 hours, any more than we will celebrate 200.
B
ut we note that these 123 hours come in addition to the preceding eight weeks of strikes in the universities, and that neither Valérie Pécresse nor Xavier Darcos have bothered to really listen to those who live and work within this milieu and who are determined to be included in planning the future of education.
P
écresse and Darcos continue to pretend not to hear the strikers or not to understand what their strike is about, and insist that they have been right all along.
But the university community - teachers, researchers, students, personnel of the libraries and librarians, engineers, administrative personnel, technicians, physical plant workers - is not mistaken!
Obstinately, we feel that while these Ministers can no longer ignore us and our demands, they have not met the most basic of our requests.
Our march has been joined, every day and every night, by more and more universities, and by those from other sectors of society, all of whom walk part of the way with us.
We have been joined by marchers from the universities of Paris 1, Paris 2, Paris 3, Paris 4, Paris 5, Paris 6, Paris 7, Paris 10 Nanterre, Paris 11, Paris 12, Paris 13, the IUFM (teacher training institutes) of Paris and Bonneuil, the Ecole Normale Supérieure, the Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, the Centre National de la Recherche Scientifique, the Institut National des Langues et Civilisations Orientales, the universities of Montpellier 3, Mulhouse, Reims, Metz, the collectives Sauvons l'Université and Sauvons la Recherche, not to mention innumerable sympathisers from the general population. Another "Ronde" was started in Poitiers, and the cities of Lille, Clermont-Ferrand, Lyon and Fort-de-France (Martinique) are preparing to start their own "Ronde".
We call on all citizens to show their solidarity by joining us in the "Ronde infinie des obstinés," the Infinite circle of obstinate objectors.
Come when you can, or show your support on the following websites and blogs :
http://www.doodle.com/pzc4487esnmugiu3
Blog : http://rondeinfinie.canalblog.com/
28 mars 2009
Communiqué de presse du 27 mars 2009
La ronde infinie des obstinés tourne depuis plus de 100 heures et il n'y pas lieu de s'en réjouir. Si le chiffre marque la force de notre mobilisation et de notre détermination, chaque heure qui passe confirme le silence et le mépris du gouvernement à l'égard de l'éducation. Nous avons marché 100 heures jours et nuits, sous le soleil ou la pluie, mais nous n'avons pas fêté ces 100 heures : nous prenons acte que ces 100h s'ajoutent aux 7 semaines de grève des universités et que ni Valérie Pécresse, ni Xavier Darcos n'ont daigné écouter ceux qui font ce métier et entendent penser ensemble l'avenir de l'Education.
Nous, universitaires, enseignants, chercheurs, enseignants-chercheurs, étudiants, personnels des bibliothèques, ingénieurs, administratifs, techniciens, ouvriers de service, nous constatons que l'essentiel de nos revendications reste à satisfaire.
Notre marche lancinante est rejointe, tous les jours et toutes les nuits, par de nouvelles universités, par des personnes d'autres secteurs qui font, avec nous, un bout de chemin.
A l’université de Paris 8 se sont jointes des marcheurs des universités de Paris 1, Paris 2, Paris 3, Paris 4, Paris 5, Paris 6, Paris 7, Paris X Nanterre, Paris 11, Paris 12, Paris 13, de l’IUFM de Paris et de Bonneuil, de l'ENS, de l'EHESS, de L'INALCO, de l'Observatoire de Paris, du CNRS, de Mulhouse, Montpellier 3, Reims ainsi que les collectifs SLU et SLR, sans compter tous les anonymes. L’université de Poitiers tourne tous les jours, Place d'Armes, de 17h à 19h. L'université de Clermont-Ferrand ouvrira une ronde le 1er avril. Les universités de Lyon, de Lille et de Fort-de-France en Martinique préparent aussi leur ronde.
Nous appelons tous les citoyens solidaires à venir se joindre à la ronde infinie des obstinés.
Venez quand bon vous semble. Ou signalez votre participation sur : http://www.doodle.com/pzc4487esnmugiu3
Blog : http://rondeinfinie.canalblog.com/
Contact : rondeinfinie@gmail.com
Vidéos
27 mars 2009
Précision
Depuis ce matin la Ronde n'est plus visible sur la webcam. Nous avons dû nous déplacer vers le BHV à cause d'installations temporaires sur le parvis de l'Hôtel de Ville. Tout devrait être démonté dans la journée de lundi.
Pas d'inquiétude, d'ici là, même hors champ, nous tournons toujours !
Appel aux Ecoles d'Art et départements d'art à l' université
Mardi 31 mars de 10h à 14h : Appel aux Ecoles d'Art et départements d'art à l' université.
De l’art et la manière d’évaluer les arts.
L'UFR Arts, Esthétique et Philosophie de l'Université Paris 8 vous invite mardi 31 mars à rejoindre la ronde infinie des obstinés de 10h à 14h, place de l'Hôtel de Ville à Paris, pour une rencontre débat sur la question de l'évaluation des diplômes d'arts, le devenir de nos formations artistiques dans le cadre des réformes actuelles et surtout, afin d'anticiper de futures actions communes.
Si par hasard le sarkozysme laissait une quelconque trace dans l’histoire, « évaluation » en serait sans doute l’un de ses mots clés.
TOUT DOIT S’ÉVALUER.
Présentée comme usage du bon sens articulé sur un pragmatisme fétichisé et non idéologique, la vaste braderie de l’évaluation atteint, on le sait, l’université et ses formations.
Nous assistons à une frénésie évaluatrice, machine à décerveler destinée à alimenter des boîtes à statistiques, asseoir une pensée managériale triomphante, et en dernière analyse renforcer encore un narcissisme délirant.
Mais cela consiste à ignorer plusieurs choses :
Tout d’abord l’évaluation existe déjà dans nos établissements, notamment à l’université. Elle est certainement imparfaite et susceptible d’amendements. Elle se fonde sur des principes de collégialité, sur la considération des déterminants internes des disciplines prenant distance avec les implications économiques de court terme. L’université défend des savoirs comme tels, et cette attitude est le cœur d’une véritable évaluation.
Pour les arts, il faut envisager un troisième terme au couple enseignement et recherche : celui de la création. Les enseignants des écoles d’art et des universités ont souvent eux-mêmes une pratique artistique qui n’entre pas dans les nouveaux critères d’évaluation. Cette attitude démontre le refus d’envisager la spécificité des formations artistiques et conduit à se poser la question de savoir si les arts présentent un quelconque intérêt pour nos gouvernants.
Ce non-acquiescement à une logique du court terme est vital pour une formation artistique. C’est le cœur même de notre combat contre les différentes mesures qui se mettent en place.
Une véritable formation artistique révèle ses effets sur le long terme, difficilement évaluable selon les nouvelles modalités qui s’installent. Les formations en art offrent de multiples opportunités professionnelles, souvent des métiers que s’inventeront eux-mêmes nos étudiants.
Une évaluation qui ne comprend pas ces aspects, la spécificité du travail des enseignants chercheurs des départements d’art et la multiplicité de la réalité professionnelle, ne peut que nuire à ces disciplines.
Ce qui finalement s’avère intéressant à évaluer … est cette logique évaluatrice hyperbolique !
On découvre alors le fond de cette pensée qui se fonde sur la concurrence, la compétitivité, la valorisation de la performance, le manque de profondeur et l’incompréhension de l’art et de ses particularités.
Quelques videos
La chanson de la ronde ?
Luz, une étudiante de Paris 8, a adapté les paroles d'une chanson bretonne... je ne connais ni l'air ni la chanson originale donc si quelqu'un peut m'éclairer sur ce point je prends toute les infos !
Et en attendant, les paroles...
Il est ... heure en place de grève,
Et nous marcherons sans trève, (bis)
Et nous marcherons sans trève, obstinément,
Y'a ... heure que la ronde tourne,
Et nous continuerons! (bis , si on veut)
N'oubliez pas non plus les chansons du Bib Bang ! (pour les paroles, rendez-vous sur leur page Facebook)
La Ronde des Obstinés à Poitiers
L’université de Poitiers, en lutte depuis le 2 février, a commencé le mardi 24 mars une « ronde des obstinés » autour de la place d’Armes, tous les jours de 17 à 19 heures. Le gouvernement n’a apporté à ce jour aucune réponse suffisante. Rien, ni la pression historique de la rue, ni la longévité inédite du mouvement, ni les pétitions innombrables, ni les positions argumentées des plus hautes autorités scientifiques du pays, n’a convaincu une autorité enfermée dans ses certitudes et ses a priori.
Le démantèlement de la recherche publique reste d’actualité, et certains des plus gros laboratoires de Poitiers sont au premier plan de la mobilisation. La révolte des chercheurs, loin de s’essouffler, comme veut le faire croire une propagande gouvernementale, se radicalise à mesure que le temps passe. C’est ici l’avenir qui est en jeu, un avenir que nous voulons conforme à l’intérêt des citoyens, et non pas à celui de puissants lobbys financiers, économiques, industriels, qui orienteraient l’activité des chercheurs selon leurs intérêts à court et à moyen terme. La précarisation du statut des universitaires et des chercheurs, la fin d'une année rémunérée de formation en alternance pour les jeunes enseignants constituent également des régressions dramatiques pour l’avenir. Personne ne nie la nécessité de réformes, de la revalorisation de certains diplômes, de certaines filières. Mais prétendre le faire par des mesures dont la seule logique soit comptable est un scandale, un scandale déjà engagé dans l’enseignement primaire avec la suppression d’une matinée de travail par semaine, un scandale qui s’étendra à terme dans le secondaire et le supérieur
Les réformes en cours conduisent vers la mort progressive des petites et moyennes universités, à un système éducatif inégalitaire, à l’anglo-saxonne. Les « grandes » universités garderont les formations les plus qualifiantes, et leurs diplômes auront un prestige accru. Elles formeront des élites qui seront recrutées, d’emblée, sur des postes recherchés. Les autres, réduites au rang de « collèges universitaires », seront cantonnées à la licence et à des masters « parkings ». Pourtant, ce sont elles qui assurent le maillage du savoir, elles qui garantissent aujourd’hui tant bien que mal l’égalité des chances. Pourtant, elles prennent toute leur part à la recherche française, en alimentant un vivier suffisant pour que s’illustrent, ici ou là, de brillants chercheurs.
Ne retenir des sciences, de l’histoire, de la géographie, de la biologie, des lettres, des langues que des rudiments, c’est aller vers une société amnésique, irresponsable, incapable d’envisager d’autres aspects de la réalité que la rentabilité et la compétitivité.
Mais imaginons avec vous Poitiers dans quinze ans : Imaginons Poitiers comme une ville désormais « au passé », riche de ses monuments, de son histoire et de prestigieux fonds de bibliothèques devenus inutiles. L’université, transformée en un simple « collège universitaire », ne délivrerait plus qu’un enseignement de licence, aurait perdu de fait non seulement ses étudiants en master et ses doctorants, mais également nombre d’étudiants tentés de suivre une formation intégrale dans une université mieux située.
Imaginons les conséquences immédiates de cette situation sur l’économie locale, imaginons les conséquences immédiates sur la vie culturelle, et sur la vie de la ville. Le service public, et plus précisément le service public de qualité, est la garantie d’un socle puissant pour l’économie locale. Et il est important, aujourd’hui, face à une crise d’ampleur, de consolider ce socle car c’est autour de ces services que s’organise l’économie, et que se tresse le lien social.. Peut-on encore croire au « there is no such thing as society » (« la société, ça n’existe pas ») de Margaret Thatcher, vouloir appliquer aujourd’hui en France sa politique à l’heure où ce modèle farouchement individualiste montre crûment ses limites, et où nous protège encore un peu, de l’avis même de ceux qui le décriaient hier, « le modèle social français » ?
Aujourd’hui, accepter de subir la politique gouvernementale, c’est concrètement faire avorter l’avenir et oublier le passé.
Aujourd’hui, laisser faire ces réformes de la recherche et de l’enseignement, c’est petit à petit étouffer une économie, une nation, une histoire.
Aussi, pour affirmer nos valeurs et notre détermination, nous viendrons quotidiennement redire ici notre révolte obstinée. Entrez un soir dans notre ronde, pour une minute, pour une heure, et nous serons heureux de débattre de tout cela avec vous.
Université de Poitiers en lutte.
Pour vous inscrire : http://doodle.com/pmh4hsinvuuc7a7g



